Exilée à Londres, l’ancienne Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, a livré pour la première fois un témoignage public sur les événements qui ont suivi le renversement de son mari, Ali Bongo, en août 2023. Dans une interview accordée à France 24, elle accuse les nouvelles autorités militaires d’avoir organisé son arrestation et celle de son fils Noureddine dans des conditions qu’elle qualifie de « dramatiques ».
Elle décrit des violences physiques, des pressions pour obtenir sa signature sous la contrainte, et affirme avoir cédé afin de protéger son fils. Condamnée par contumace à vingt ans de prison pour corruption et détournement de fonds, Sylvia Bongo rejette ces accusations et annonce son intention de saisir des juridictions internationales.
Cette affaire, qui mêle accusations de torture et contestations judiciaires, illustre les tensions persistantes dans un Gabon en pleine transition politique, après la chute du régime Bongo et l’installation du Comité pour la transition et la restauration des institutions.
