L’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) a exprimé sa vive inquiétude après la plainte déposée par l’Hôpital de la Renaissance contre le journal Tribune Échos. La directrice de publication du média, Mme Zara Tchari, a été convoquée par la Police Judiciaire et pourrait être déférée devant le Procureur de la République le 16 mars prochain au Tribunal de Grande Instance de N’Djamena.
Dans un communiqué, l’AMET qualifie cette démarche d’« aberrante atteinte à la liberté de la presse », rappelant que ce droit est garanti par la Constitution tchadienne et par les instruments internationaux ratifiés par le pays. L’association estime que l’action judiciaire traduit une volonté d’intimidation visant à fragiliser l’exercice du journalisme.
L’AMET souligne que les litiges liés aux contenus médiatiques relèvent en premier lieu de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA), institution indépendante chargée de réguler le secteur. En choisissant la voie judiciaire directe, l’Hôpital de la Renaissance contribuerait, selon l’association, à instaurer un climat de défiance entre les médias et les établissements hospitaliers.
L’organisation dénonce une « judiciarisation abusive » et réaffirme son soutien à Tribune Échos. Elle exige que les hôpitaux restent accessibles aux journalistes, considérant ces lieux comme des espaces publics essentiels à l’information et au débat citoyen.
Enfin, l’AMET appelle les autorités judiciaires à garantir le respect des droits de la défense et à rejeter une plainte qu’elle juge instrumentalisée contre les professionnels des médias.
