15 octobre 2026
35510513-32108566

​Dans une note circulaire signée le 16 septembre 2026, la Garde des Sceaux, Ndolenodji Alixe Naimbaye, somme les chefs de juridictions de mettre fin à l’habilitation des clercs par ordonnance, rappelant le cadre strict fixé par la loi. e ministère de la Justice entend taper du poing sur la table face au non-respect des procédures notariales.

À travers la note circulaire N°09/PR/PM/MJDH/SE/SG/2026 adressée aux chefs de juridictions et au président de la Chambre nationale des notaires, Ndolenodji Alixe Naimbaye dénonce une pratique illégale devenue courante : l’habilitation de clercs de notaires par ordonnance au pied de la requête pour traiter d’actes notariés en l’absence des titulaires de charges.

​La ministre rappelle que l’article 72 de la loi N°022/PR/2019 du 17 avril 2019 définit clairement les clercs comme des salariés de l’étude, dont le rôle se limite à l’assistance (réception de la clientèle, rédaction des actes et règlement des dossiers). En aucun cas la loi ne prévoit leur habilitation directe pour remplacer un notaire indisponible.

​Pour garantir la continuité de l’officine tout en préservant la légalité des actes, la Chancellerie précise que seules deux options sont légalement autorisées :
​La substitution (Article 34) : En cas d’empêchement momentané, le notaire peut désigner par écrit un confrère pour le remplacer provisoirement, après notification à la Chambre nationale des notaires.

​La suppléance (Article 35) : En cas d’absence prolongée, d’empêchement majeur ou de décès, la gestion de l’office est confiée à un autre notaire par arrêté du ministre de la Justice, sur proposition du président de la Chambre.

​Exigeant le respect strict de ces dispositions, la Garde des Sceaux appelle les magistrats concernés à cesser immédiatement toute délivrance d’ordonnances contraires à la réglementation en vigueur.