Depuis la disparition de la mer paléo-tchadienne, le Tchad fait face à une avancée inquiétante de la désertification qui touche la majeure partie de son territoire. Face à cette situation devenue une urgence absolue, plusieurs initiatives ont été mises en place pour tenter de freiner ce fléau, notamment la Semaine nationale de l’Arbre (SNA), des politiques de reboisement et bien d’autres actions.
La SNA est une initiative lancée depuis plusieurs décennies par les autorités, dans l’objectif de cibler les zones du pays exposées à la désertification, afin d’y planter des arbres pour enrayer ce phénomène. La preuve en est la 53e édition, inaugurée le 16 août dernier par le Premier ministre, l’ambassadeur Alamaye Halina, en présence du ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Bakhit Hassan Djamous, à Bara, dans la province du Kanem.
Parmi ces actions, figure également la « ceinture verte », initiée par le feu Maréchal Idriss Déby Itno autour de la ville de N’Djamena, dans le même objectif : stopper l’avancée du désert.
Cependant, malgré les millions de francs CFA investis, ces différents projets n’ont malheureusement pas donné les résultats escomptés. Cela s’explique, d’une part, par le manque de suivi et de rigueur des autorités concernées et, d’autre part, par une partie de la population qui ne prend pas suffisamment au sérieux cette lutte.
À l’image de nombreux projets lancés par l’État mais restés sans réel impact, la « ceinture verte », pourtant financée à coups de millions, n’a pas atteint ses objectifs. En effet, en l’absence de suivi et face au comportement irresponsable de certains citoyens qui continuent à couper les arbres, la désertification progresse inexorablement.
La protection de l’environnement n’est pas seulement l’affaire des autorités, mais bien celle des 18 millions de Tchadiens. Chacun a un rôle à jouer : non seulement protéger les arbres existants, mais aussi en planter davantage et, surtout, les entretenir pour qu’ils se développent dans de bonnes conditions. Car planter ne suffit pas, il faut aussi assurer la survie et la croissance de ces arbres pour relever les défis du changement climatique.
Nodjihidi Franclin/Hamama Média
