Le Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental (CESCE) a lancé ce mercredi sa première session ordinaire de l’année, consacrée au thème « Résilience climatique et habitat durable au Tchad ». Les travaux se tiennent dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger, et s’étaleront jusqu’au 19 février.
En ouvrant la session, le président du CESCE, Dr Ahmat Mbodou Mahamat, a insisté sur l’urgence de repenser les modes de construction et l’aménagement du territoire pour offrir aux populations un cadre de vie décent et résilient. Il a pointé la croissance rapide et souvent désordonnée des villes tchadiennes, aggravée par le non-respect des règles d’urbanisme, qui expose les ménages aux inondations, aux vents violents et à la montée des eaux.
Les débats réunissent conseillers de la République, institutions de l’État, ingénieurs, architectes, entreprises spécialisées et partenaires techniques et financiers. Parmi les sujets à l’ordre du jour : l’habitat durable face aux aléas climatiques, les plans d’urgence en cas de catastrophes naturelles, la planification urbaine face à la démographie galopante, les stratégies de lutte contre les effets du changement climatique et la promotion de matériaux locaux pour réduire les coûts de construction.
Selon le président du CESCE, ces discussions doivent aboutir à des propositions concrètes et adaptées au contexte tchadien, afin d’éclairer le gouvernement sur les impacts du changement climatique et les solutions à mettre en œuvre pour bâtir un Tchad inclusif, durable et mieux préparé aux défis à venir.
