Le Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger a accueilli ce lundi 2 mars, une réunion élargie consacrée aux déplacements des acteurs humanitaires dans l’Est du Tchad. Autour de la table, les représentants des missions diplomatiques accréditées et ceux du système des Nations unies ont échangé sur les contraintes sécuritaires et logistiques qui freinent l’action humanitaire dans cette région sensible.
Les ministères sectoriels concernés – Défense, Sécurité, Administration du territoire, Affaires étrangères et Action humanitaire – étaient également mobilisés afin d’apporter des éclairages techniques et de contribuer à l’identification de solutions concrètes.
Cette rencontre fait suite aux préoccupations exprimées par plus de sept missions diplomatiques, renforcées par une correspondance du Coordonnateur résident des Nations unies. Les inquiétudes portaient principalement sur les restrictions sécuritaires, administratives et logistiques entravant les mouvements des organisations humanitaires. L’objectif affiché était de créer un cadre de dialogue franc et structuré, favorisant une compréhension partagée des défis et des impératifs liés à l’assistance aux populations.
Présidée par le Secrétaire général du ministère, Dr Djangbeye Guelngar Évariste, la réunion a permis de réaffirmer la volonté des autorités tchadiennes d’apporter des réponses concertées. Les discussions ont porté sur la recherche d’un équilibre entre impératifs de sécurité nationale et exigences humanitaires, avec la perspective de dégager des pistes d’amélioration opérationnelles.
Pour finir, les participants ont salué l’initiative de ce dialogue renforcé, considéré comme une étape importante vers une meilleure coordination entre le gouvernement, les partenaires diplomatiques et les agences onusiennes, dans un contexte où les besoins humanitaires demeurent pressants à l’Est du Tchad.
