L’Iran a catégoriquement rejeté ce samedi les déclarations du président américain Donald Trump selon lesquelles un accord aurait été trouvé pour transférer l’uranium enrichi iranien vers les États-Unis. Le ministère des Affaires étrangères a affirmé qu’aucun engagement de ce type n’avait été pris et que les stocks nucléaires du pays resteraient sur son territoire.
« L’uranium enrichi de l’Iran ne sera transféré nulle part », a déclaré Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère, dénonçant des propos « infondés » tenus par Washington.
Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, est allé plus loin en qualifiant les affirmations de Donald Trump de « totalement fausses ». Selon lui, « sept déclarations du président américain en une heure étaient toutes erronées », illustrant la méfiance persistante entre les deux capitales.
Cette polémique intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, après plus de six semaines de conflit indirect entre l’Iran et les États-Unis. Le détroit stratégique d’Ormuz reste au cœur des divergences : Washington assure qu’il est « totalement ouvert », tandis que Téhéran rappelle que son accès demeure conditionné par les termes du cessez-le-feu.
