16 mai 2026
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La Chine, confrontée à une chute historique de sa natalité, envisage une mesure pour le moins controversée : instaurer une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux produits contraceptifs et aux préservatifs. Selon le Guardian, l’objectif affiché par Pékin serait de décourager l’usage de ces protections afin de stimuler les naissances.

Sur les réseaux sociaux chinois, la proposition a rapidement déclenché un flot de critiques et de sarcasmes. « Qu’est-ce qui ne va pas dans la société moderne ? Ils sont vraiment prêts à tout pour nous pousser à avoir des enfants », s’est indigné un utilisateur sur Weibo, l’équivalent chinois de X.

Cette orientation marque un contraste saisissant avec la politique de l’enfant unique, imposée pendant plus de 30 ans et officiellement abandonnée en 2015. À l’époque, l’État cherchait à limiter la croissance démographique. Aujourd’hui, il tente au contraire de l’encourager, face au vieillissement de la population et à la baisse du nombre de naissances.

La question de la démographie ne concerne pas uniquement la Chine. Lors du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (Apec), tenu début novembre en Corée du Sud, les dirigeants ont souligné la nécessité de renforcer leur coopération sur des enjeux communs : le libre-échange, l’intelligence artificielle, mais aussi la faible natalité, le vieillissement et l’urbanisation.