16 mai 2026
FB_IMG_1771222690503

L’Union africaine (UA) a ouvert une nouvelle séquence politique avec la passation de pouvoir entre João Lourenço, président angolais, et Évariste Ndayishimiye, chef de l’État burundais. Pour la première fois depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine en 1963, le Burundi accède à la présidence tournante de l’organisation continentale. Un symbole fort pour un pays longtemps discret sur la scène diplomatique.

Dès son discours d’investiture, Ndayishimiye a placé l’Agenda 2063 au centre de ses priorités. Eau et assainissement, jeunesse, participation des femmes à la paix et au développement : autant de dossiers à fort impact social sur lesquels il entend imprimer sa marque. Le président burundais a également réaffirmé l’ambition panafricaine de « faire taire les armes d’ici 2030 », insistant sur la nécessité de bâtir une paix durable comme condition préalable au développement.

Cette prise de fonction intervient alors que le continent est confronté à une série de crises : violences persistantes dans l’est de la RDC, instabilité au Sahel, conflits en Libye et au Soudan, sans oublier les urgences humanitaires et climatiques. Dans ce climat, Ndayishimiye promet une présidence « d’écoute, d’impartialité et de coopération », axée sur la recherche du consensus.

Sous l’impulsion de João Lourenço, l’UA avait engagé un chantier de rationalisation interne : simplification des réunions, amélioration des processus décisionnels et réformes structurelles. Ndayishimiye s’inscrit dans cette dynamique, promettant de renforcer la cohérence et la crédibilité de l’organisation.