15 octobre 2026
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Face aux inquiétudes de l’opposition et aux spéculations régionales, le chef de la diplomatie togolaise assure que les ressortissants russes présents dans le pays sont uniquement des instructeurs militaires.

Le gouvernement togolais hausse le ton face aux rumeurs persistantes. Mercredi, lors d’un entretien accordé à la chaîne d’information France 24, le ministre des Affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, a catégoriquement démenti la présence de « mercenaires russes » sur le territoire national.

« Je vous dis que c’est faux… Nous n’avons pas de mercenaires russes », a tranché le chef de la diplomatie togolaise, répondant ainsi directement aux préoccupations exprimées en juillet dernier par plusieurs figures de l’opposition au sujet d’une prétendue présence de forces privées étrangères dans le nord du pays.

Des instructeurs pour le matériel militaire
Afin d’éclaircir la situation, Robert Dussey a tenu à préciser la nature exacte de la présence militaire russe au Togo. Selon lui, il s’agit exclusivement de personnels techniques chargés de la formation des forces armées locales.

« Nous avons des formateurs », a-t-il expliqué, comparant cette coopération aux partenariats noués avec d’autres puissances diplomatiques. « Quand vous achetez un hélicoptère français, un hélicoptère américain, un hélicoptère chinois ou un hélicoptère russe, ce sont bien sûr des formateurs qui viennent entraîner nos forces de défense et de sécurité, entraîner les pilotes. »

Cette mise au point intervient alors que le Togo et la Russie ont formalisé un accord de coopération militaire bilatéral.
Un contexte sécuritaire sous tension
La question de la présence militaire dans la région septentrionale du Togo est particulièrement sensible.

Depuis la fin de l’année 2021, l’extrême-nord du pays fait face à une recrudescence d’incursions d’éléments terroristes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Ces groupes, qui déstabilisent le Sahel voisin depuis une décennie, cherchent désormais à étendre leur emprise vers les États côtiers du golfe de Guinée.

Dans ce contexte d’instabilité régionale, le ministre togolais a profité de sa tribune pour lancer un appel à la communauté internationale. Robert Dussey a exhorté ses partenaires diplomatiques à « ne pas isoler » les pays du Sahel confrontés au terrorisme, estimant qu’ils représentent aujourd’hui « une forme de digue contre l’extrémisme violent » pour l’ensemble de la sous-région.