Vingt-quatre ans après la fin de l’un des conflits les plus sanglants d’Afrique de l’Ouest, la Sierra Leone a inscrit une nouvelle date dans son calendrier national : le 18 janvier devient désormais la Journée du souvenir, consacrée aux victimes de la guerre civile (1991‑2002).
Sous un ciel chargé d’émotion, le président Julius Maada Bio s’est adressé à la nation. « Je ne peux vous demander d’oublier », a-t-il déclaré, « mais je vous invite à trouver la grâce de guérir, à restaurer notre dignité et à avancer ensemble. »
La guerre civile, marquée par des atrocités qui ont bouleversé l’opinion internationale, a coûté la vie à près de 120 000 personnes et laissé des milliers de survivants mutilés. La Commission vérité et réconciliation avait recommandé, dès la fin du conflit, la création d’une journée de mémoire.
Cette première commémoration a été saluée par l’Association des amputés et des blessés de guerre, qui y voit un pas vers la reconnaissance et la réparation. Pour le chef de l’État, il s’agit aussi d’un avertissement : comprendre le chaos pour s’assurer qu’il ne se répète jamais.
