L’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo a commenté ironiquement la situation de Nicolas Sarkozy, placé sous bracelet électronique, samedi, lors d’un meeting à Marcory. Condamné dans l’affaire des écoutes, l’ex-président français, devient la cible d’une pique acerbe de Gbagbo.
Laurent Gbagbo a prononcé un discours contre Nicolas Sarkozy devant une foule de militants rassemblés à Marcory-Abidjan, ce 8 février 2025. Condamné définitivement en France dans l’affaire des écoutes, ce dernier porte depuis le 7 février un dispositif de surveillance à son domicile.
Aux yeux de Laurent Gbagbo, c’est une première pour un ex-président français, et un symbole fort, qui y voit un retournement du destin.
« Ceux qui ont voulu me vitrifier, aujourd’hui où je vous parle, ont des bracelets. Ils ne se rendent même pas compte que c’est parce qu’ils ont décidé de me vitrifier, » a ironisé l’ancien président devant ses partisans.
En novembre 2010, alors que la Commission électorale indépendante (CEI) avait déclaré Alassane Ouattara vainqueur du second tour de la présidentielle, le Conseil constitutionnel ivoirien, seul habilité à proclamer les résultats définitifs, avait invalidé ces résultats et proclamé Laurent Gbagbo vainqueur. Un bras de fer s’engage ainsi entre les deux camps, plongeant le pays dans une crise post-électorale meurtrière.
Arrêté en avril 2011 avec l’appui des forces françaises de l’opération Licorne, Gbagbo avait ensuite été transféré à La Haye pour être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, avant d’être finalement acquitté en 2021.
