20 mai 2026
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‎Lors d’une rencontre officielle ce samedi, le Président du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a eu des échanges fructueux avec le président russe Vladimir Poutine. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration du 80e anniversaire de la victoire de la Grande Guerre, un événement marquant pour la Russie.

‎Dès le début de son intervention, le Capitaine Traoré a exprimé son honneur d’être présent à cette célébration, soulignant l’importance des leçons tirées de son expérience en Russie. « Au cours de ma présence ici, j’ai appris beaucoup de leçons », a-t-il déclaré, mettant en avant l’impact d’une séance culturelle à laquelle il a assisté, qui lui a permis de réfléchir sur la place de l’histoire et de la culture dans la construction d’une armée solide.

‎Le Président burkinabè a également mis en avant la résilience de la Russie face aux sanctions internationales, un exemple qu’il souhaite suivre pour son propre pays. « Je pense qu’avec toutes les sanctions contre la Russie depuis un certain temps, la Russie arrive à développer un mécanisme interne qui la place au-devant de la scène internationale », a-t-il observé.

‎Traoré a insisté sur l’importance de l’éducation dans sa vision de développement. Il a remercié la Russie pour les bourses déjà octroyées au Burkina Faso, tout en espérant un renforcement significatif de la coopération. « Nous souhaitons que la coopération que nous avons puisse se renforcer de façon exponentielle », a-t-il affirmé, en insistant sur le besoin de former les jeunes burkinabè dans les domaines scientifiques et technologiques.

‎Pour lui, le développement du Burkina Faso passe inévitablement par la maîtrise des technologies. Il rêve d’un pays où les jeunes pourront concevoir et fabriquer des technologies comme en Russie. « C’est à ce seul prix que nous pourrons nous développer au sein de l’Afrique », a-t-il martelé.

‎Le Capitaine Traoré a également évoqué la lutte contre le terrorisme, qu’il considère comme une guerre pour la souveraineté. Il a dénoncé ce qu’il perçoit comme une manifestation d’impérialisme et a exprimé son souhait d’avoir une armée forte pour faire face à ces défis. « Finir avec cette guerre, avoir une armée forte et lancer le développement de notre patrie, tel est l’essence de notre combat », a-t-il déclaré.

‎Face à Vladimir Poutine, il a clairement exposé sa vision d’une coopération basée sur le transfert de connaissances plutôt que sur une aide matérielle. « L’aide que vous pouvez nous offrir, c’est surtout ce transfert de connaissances que nous voulons », a-t-il conclu, soulignant l’importance d’un partenariat durable et mutuellement bénéfique entre les deux nations.