La France, par la voix du porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, a publié le 29 octobre 2025 un communiqué ferme condamnant les tueries post-électorales et appelant au dialogue national, tout en exigeant le respect des libertés fondamentales.
« La France suit avec la plus grande attention l’évolution de la situation au Cameroun », peut-on lire dans la déclaration officielle.
Paris dit avoir pris note — et non “pris acte” — de la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel camerounais, une formulation diplomatique lourde de sens, selon les observateurs.
La diplomatie française se dit “particulièrement préoccupée” par les tensions post-électorales et la répression violente des manifestations ayant causé plusieurs morts et des centaines de blessés.
Le texte appelle les autorités camerounaises à garantir la sécurité et l’intégrité physique de tous les citoyens, tout en invitant tous les acteurs politiques à la retenue et au dialogue constructif pour restaurer la paix et la sérénité.
« La démocratie, les libertés fondamentales et l’État de droit doivent être scrupuleusement respectés », insiste le communiqué, qui demande en outre la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement depuis le début du processus électoral.
Enfin, Paris rappelle que la sécurité des ressortissants français au Cameroun reste une priorité absolue, précisant que l’Ambassade de France à Yaoundé et le Consulat général à Douala sont « pleinement mobilisés ».
