15 octobre 2026
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À Yaoundé, Issa Tchiroma Bakary, candidat du Front pour le Changement National (FCN), a réagi sur l’attente résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre. Dans une allocution prononcée le 19 octobre, il a dénoncé une “forfaiture électorale” et exhorté le Conseil constitutionnel à “faire triompher la vérité des urnes”.

Dans une atmosphère lourde de tension, Issa Tchiroma Bakary s’est présenté dimanche soir devant la presse nationale et internationale à Yaoundé. Sa déclaration, soigneusement pesée, sonne comme une mise en garde solennelle adressée au pouvoir en place.

“Le 12 octobre, le peuple camerounais s’est levé dignement. Il a choisi le changement, il a choisi la transition. Mais depuis ce jour, des manœuvres honteuses et répétées se multiplient pour voler la voix du peuple”, a-t-il déclaré d’un ton ferme, accusant ouvertement les autorités électorales et le régime sortant de manipuler les résultats.

Selon le candidat, les irrégularités auraient été “massives et documentées” : bourrages d’urnes, falsification de procès-verbaux, chasses aux scrutateurs de l’opposition, ou encore “résultats impossibles” dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, frappées par le conflit anglophone.
“Comment peut-on combattre un régime au prix de sa vie et le récompenser au prix de son vote ?”, a-t-il ironisé, dénonçant une “insulte à l’intelligence” des populations.

Issa Tchiroma s’est ensuite adressé directement aux membres du Conseil constitutionnel, les invitant à “honorer leur serment de protéger la Constitution”.

“Vous avez entre vos mains l’avenir d’une Nation. Vous pouvez donner au Cameroun le changement pacifique qu’il réclame, ou cautionner la fraude et précipiter le pays dans des lendemains incertains”, a-t-il lancé, visiblement conscient du poids de ses mots.

Selon lui, “les preuves de la victoire du peuple” sont déjà connues et circulent dans le pays. “Le peuple a massivement voté pour Tchiroma, pour le changement. Vous le savez”, a-t-il insisté, dans un ton mêlant défi et supplication.

Dans un ton plus diplomatique, mais tout aussi appuyé, Issa Tchiroma Bakary a interpellé la communauté internationale, citant notamment le Nigeria, le Tchad, l’Union africaine, l’Union européenne, la France et les États-Unis.

“Ne restez pas silencieux. Votre silence cautionne la dictature. Votre voix peut protéger la paix”, a-t-il plaidé, appelant à une implication des partenaires du Cameroun pour “garantir le respect de la volonté du peuple”.