La détention arbitraire de trois journalistes nigériens, Ibro Chaibou, Youssouf Seriba et Oumarou Kané, a suscité l’indignation de la Plateforme des Journalistes Panafricains (PJP). Les trois hommes, arrêtés le 3 novembre 2025, sont accusés de « complicité de diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public » pour avoir relayé une invitation à un point de presse.
La PJP dénonce cette criminalisation du travail journalistique, en violation de la Loi nigérienne et des engagements internationaux du Niger. « Il leur est reproché d’avoir relayé une invitation à un point de presse, un acte tout à fait légitime dans l’exercice normal du métier », a déclaré la PJP dans un communiqué.
La PJP regrette que la liberté de la presse soit en régression dans plusieurs pays dirigés par des régimes militaires, notamment ceux de l’Alliance des États du Sahel (AES), du Tchad et de la Guinée. Cette tendance autoritaire menace la démocratie et le droit des citoyens à l’information.
La PJP a annoncé qu’elle saisirait l’Union Africaine et ses partenaires internationaux pour demander la libération immédiate et inconditionnelle des journalistes détenus et le rétablissement d’un climat de liberté et de respect des droits fondamentaux. La PJP appelle les acteurs du secteur médiatique africain à rester unis et vigilants face à toute tentative d’étouffer la vérité et la liberté d’expression sur le continent.
