Le Mali démarre ce lundi 15 juin une « opération spéciale » d’immatriculation des motos et tricycles sur l’ensemble du territoire. Selon les autorités, la mesure est justifiée par les « impératifs sécuritaires actuels », en clair : la lutte contre les groupes armés qui utilisent ces engins pour leurs déplacements et attaques.
Concrètement, tous les propriétaires d’engins roulant actuellement sans plaque devront se rendre dans des centres spécifiques désignés par le gouvernement pour se mettre en règle. L’opération vise à mieux identifier les véhicules à deux et trois roues, souvent difficiles à tracer après des incidents.
Du côté de la société civile, la mesure est globalement soutenue. Les organisations reconnaissent la nécessité de renforcer le contrôle et la traçabilité pour améliorer la sécurité, surtout en zones rurales et aux abords des grandes villes.
Mais l’inquiétude monte sur le coût de l’opération pour les usagers. Dans un contexte de grandes difficultés économiques, avec l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat, beaucoup de conducteurs de moto-taxis et de tricycles craignent de ne pas pouvoir s’acquitter des frais d’immatriculation. Pour eux, l’enjeu est double : se mettre en règle pour éviter les sanctions, sans mettre en péril leur gagne-pain quotidien.
