15 octobre 2026
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L’ambassadeur de l’UE au Niger a été rappelé à Bruxelles pour consultations, a-t-on appris samedi. L’Union européenne dénonce une « remise en cause » des modalités de gestion de l’aide humanitaire qu’elle a apportée dans le pays après des inondations, tandis que Niamey n’a pas apprécié de ne pas avoir été informé de l’octroi d’une enveloppe d’aide de 1,3 million d’euros à des ONG.

Bruxelles exprime son « profond désaccord » après ce qu’elle dénonce comme une « remise en cause » des modalités de gestion de l’aide humanitaire qu’elle a apportée aux victimes des graves inondations ayant frappé le pays, a indiqué un porte-parole du service diplomatique européen.

Les autorités de transition du Niger ont dénoncé vendredi dans un communiqué l’octroi par l’UE d’une aide humanitaire de 1,3 million d’euros, sans qu’elles en aient été informées au préalable.

« L’ambassadeur de l’UE au Niger a, de manière unilatérale », redistribué cette aide à des ONG, « au mépris des principes de transparence et de bonne collaboration avec les autorités nigériennes compétentes », peut-on lire dans ce communiqué, qui ajoute qu’un « audit » sur la gestion des fonds en question a été demandé.

L’UE a indiqué de son côté « vouloir continuer à soutenir la population », selon son porte-parole. « L’aide humanitaire est essentielle, elle est apportée de manière neutre, impartiale et indépendante, et est mise en œuvre par des agences des Nations unies et des organisations et ONG internationales. Rien ne devrait justifier l’instrumentalisation de l’aide humanitaire à des fins politiques. »

Les relations diplomatiques entre Paris et Niamey sont quasiment rompues depuis l’arrivée au pouvoir des généraux par un coup d’État en juillet 2023 qui a renversé le président Mohamed Bazoum.

Avec AFP