Le Département d’État américain a annoncé des sanctions contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, l’accusant de chercher à « déstabiliser le gouvernement congolais en soutenant le M23 et l’AFC », deux mouvements armés actifs dans l’Est du pays.
Dans un communiqué signé par son porte-parole Thomas Pigott, Washington affirme sa solidarité avec le peuple congolais et appelle les dirigeants régionaux à « rejeter ceux qui perpétuent la violence et l’instabilité ».
Selon les autorités américaines, le M23 est un groupe armé soutenu par le Rwanda, tandis que l’AFC constitue sa coalition politico-militaire visant à renverser le gouvernement congolais.
Le communiqué rappelle l’engagement des États-Unis à faire respecter les Accords de Washington pour la paix et la prospérité ainsi que le Cadre de Doha, en mobilisant « tous les outils disponibles » pour promouvoir une stabilité durable dans la région.
Les mesures imposées entraînent le gel des avoirs éventuels de Joseph Kabila aux États-Unis. Tous ses biens et intérêts patrimoniaux situés sur le territoire américain ou contrôlés par des personnes américaines sont désormais bloqués et doivent être signalés à l’Office of Foreign Assets Control (OFAC).
De plus, toute entité détenue à 50 % ou plus par Kabila ou par des personnes sanctionnées est également concernée. Les transactions impliquant ces biens sont interdites, sauf dérogation spécifique de l’OFAC.
Le 30 septembre 2025, la justice militaire congolaise avait déjà condamné Joseph Kabila à mort par contumace pour « complicité » avec la rébellion de l’AFC-M23.
Ces nouvelles mesures s’ajoutent à celles annoncées le 2 mars 2026 par Washington, visant les Forces de défense rwandaises (RDF) et quatre de leurs officiers supérieurs, accusés d’avoir apporté un soutien opérationnel direct au M23.
