15 octobre 2026
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Plus de 6,5 millions d’électeurs guinéens sont appelés aux urnes ce dimanche 21 septembre pour se prononcer par référendum sur un projet de nouvelle Constitution, destinée à remplacer la charte de transition adoptée après le coup d’État du 21 septembre 2021 qui a porté le colonel Mamadi Doumbouya au pouvoir.

Le texte de 199 articles est présenté par ses partisans comme un outil de réconciliation nationale et un cadre juridique pour l’organisation d’élections présidentielles, législatives et communales attendues d’ici fin 2025 ou début 2026.

Principales innovations
Parmi les nouveautés figurent l’instauration d’une couverture santé universelle, la gratuité de l’éducation jusqu’au secondaire, le renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption, une décentralisation accrue pour réduire les tensions ethniques et régionales…

La Constitution maintiendrait un régime présidentiel mais introduirait deux nouvelles institutions : un Sénat, dont un tiers des membres sera nommé par le chef de l’État ; une Cour spéciale de justice de la République, compétente pour juger le président et les ministres en cas de crimes graves ou de haute trahison.

Le mandat présidentiel serait porté à sept ans renouvelable une fois, les candidats indépendants seraient autorisés à se présenter, et 30 % des postes électifs et à responsabilité publique devraient être réservés aux femmes. Le texte accorde également une immunité civile et pénale aux anciens présidents pour les actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions.

Les principales forces de l’opposition dénoncent un texte « taillé sur mesure » pour le colonel Doumbouya, estimant qu’il ouvrirait la voie à sa candidature à la prochaine présidentielle. Elles appellent au boycott du scrutin, qui intervient après une campagne jugée déséquilibrée, où seules les voix favorables au projet ont largement dominé l’espace public.