Les autorités judiciaires guinéennes ont annoncé, ce 23 mars, l’arrestation de quatorze personnes accusées de propagande et de financement en faveur du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Les suspects, de différentes nationalités, ont été placés en détention.
Le parquet anti-terroriste de Kaloum a retenu contre eux des charges de complicité de terrorisme, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme.
L’enquête, ouverte début 2025, a révélé l’existence de trois groupes de communication sur WhatsApp — « Charia », « Daroul Fatwa » et « L’islam, l’unique solution finale du monde » — rassemblant 513 abonnés, dont 38 Guinéens. Ces plateformes ont été placées sous surveillance par les autorités.
Parmi les personnes interpellées figure un citoyen malien arrêté à Kankan, soupçonné d’appartenir à une cellule dormante du JNIM et d’avoir participé à une opération de libération d’otages contre rançon. Treize autres individus ont été arrêtés dans différentes localités : sept Maliens, trois Guinéens, deux Nigériens et un Burkinabé. Deux d’entre eux sont considérés comme membres actifs de réseaux de radicalisation.
Une menace régionale persistante
La Guinée, qui partage une longue frontière avec le Mali, reste exposée aux infiltrations jihadistes. La zone aurifère de Sigiri, située à proximité de cette frontière, est régulièrement exploitée par des groupes armés pour financer leurs activités.
Les autorités guinéennes réaffirment que la lutte contre le terrorisme est une priorité nationale et appellent la population à renforcer sa vigilance et à collaborer avec les forces de sécurité.
