Dix mois après avoir été renversé, l’ex-président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo veut revenir au pouvoir. En exil depuis le coup d’État du 26 novembre 2025, il a annoncé ce lundi 28 septembre à l’AFP et à Jeune Afrique qu’il sera « candidat à la présidentielle » du 6 décembre 2026, censée rétablir l’ordre constitutionnel.
« Oui, je serai candidat », a-t-il déclaré depuis Brazzaville. Il a promis de revenir « au bercail ». Selon ses partisans, son retour est prévu le 4 octobre 2026.
La Guinée-Bissau est dirigée depuis le putsch de novembre 2025, survenu à la veille de l’annonce des résultats de la présidentielle, par le général Horta N’Tam. Les militaires avaient alors suspendu le processus électoral, évoquant un complot impliquant des barons de la drogue. De nombreux observateurs avaient soupçonné Embalo lui-même d’avoir orchestré le putsch alors qu’il semblait perdre le scrutin.
Pour préparer son come-back, l’ancien chef de l’État annonce la création d’une « Plateforme républicaine » pour rassembler ses soutiens.
Interrogé la semaine dernière sur un éventuel retour, le président de transition a déclaré : « Chaque Guinéen est libre de revenir dans son pays s’il ne se reproche de rien ».
Selon la Charte de la Transition adoptée en décembre 2025, le général Horta N’Tam ne peut pas se présenter. Une nouvelle Constitution renforçant les pouvoirs présidentiels a été adoptée par référendum en août avec 70% de oui.
