Six semaines après avoir pris le pouvoir à la suite du coup d’État du 26 novembre 2025, la junte militaire de Guinée-Bissau a annoncé, vendredi 9 janvier, l’interdiction de toute conférence de presse ou déclaration publique non autorisée.
Dans un communiqué, le haut commandement militaire affirme que certains responsables politiques et groupes ethniques ont organisé des réunions secrètes « pour inciter à la violence et à la désobéissance », y compris contre la charte de transition.
Publiée début décembre, cette charte fixe les règles de la période de régime militaire. Les autorités préviennent que toute contestation de l’ordre public sera « sévèrement réprimandée, conformément à la loi ».
La junte justifie ces mesures par la crainte d’une dérive vers une guerre civile à caractère ethnique, dans un pays déjà fragilisé par les rivalités politiques et le trafic de cocaïne.
Depuis le renversement du président Umaro Sissoco Embaló, les militaires cherchent à consolider leur pouvoir en contrôlant l’espace public et médiatique.
