16 octobre 2026
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Près d’un mois après le coup d’État militaire du 26 novembre 2025 qui a renversé le président Umaro Sissoco Embaló, la situation politique en Guinée-Bissau reste tendue et incertaine. Alors que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait annoncé l’envoi d’une mission des chefs d’état-major ce dimanche 21 décembre, les militaires au pouvoir ont refusé de les accueillir.

À la place, une délégation ministérielle sénégalaise a été reçue dans la capitale. Conduite par Cheikh Niang, ministre des Affaires étrangères, et accompagnée par le général Birame Diop, ministre de la Défense, cette visite traduit la volonté de Dakar de maintenir un canal de dialogue avec les nouvelles autorités bissau-guinéennes.

Le refus de la mission de la Cédéao illustre la méfiance des militaires vis-à-vis des pressions régionales.

Depuis la chute du président Embaló, les nouvelles autorités cherchent à consolider leur pouvoir tout en limitant l’ingérence extérieure. Cette posture accroît les inquiétudes sur l’avenir institutionnel du pays, déjà marqué par une longue histoire de coups d’État et d’instabilité politique.