À l’issue de plus de quatre années de transition militaire, les 6,7 millions d’électeurs guinéens sont appelés à voter ce dimanche 28 décembre pour le premier tour de l’élection présidentielle. Le scrutin, qui doit marquer le retour à l’ordre constitutionnel, oppose huit candidats au président de la transition, Mamadi Doumbouya, désormais officiellement en lice malgré sa promesse initiale de ne pas se présenter.
Arrivé au pouvoir après le renversement d’Alpha Condé, Mamadi Doumbouya avait assuré qu’il ne briguerait pas la magistrature suprême. Pourtant, il figure bien parmi les candidats. Sa campagne aura été particulièrement discrète : un clip, une allocution pré-enregistrée, et une communication largement portée par ses ministres, chargés de défendre son bilan et son projet.
Selon son Premier ministre Bah Oury, sa candidature vise à « consolider les acquis de la transition » et à poursuivre le développement économique du pays.
Face à lui, un challenger s’est imposé : Abdoulaye Yéro Baldé, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, qui avait quitté le gouvernement Condé pour s’opposer au troisième mandat. Autre figure critique, Faya Millimouno, du Bloc libéral, n’a cessé de dénoncer les dérives de la transition, notamment les disparitions d’opposants et la fermeture de médias audiovisuels.
