Conakry intensifie sa lutte contre l’exploitation illégale des ressources aurifères. Les autorités guinéennes ont annoncé l’interpellation de 1 263 personnes dans la préfecture de Siguiri, principale zone aurifère du pays, dans le cadre d’une vaste opération destinée à mettre fin à l’orpaillage clandestin.
Selon un communiqué conjoint des ministères en charge de la Sécurité et de la Défense, les personnes arrêtées, de plusieurs nationalités, ont été transférées à Conakry pour être entendues par les services compétents avant leur présentation devant les juridictions concernées.
Les autorités justifient cette mesure par les conséquences environnementales de l’orpaillage illégal, notamment la destruction des terres agricoles, la dégradation du couvert végétal et la pollution des cours d’eau par des produits chimiques tels que le mercure et le cyanure.
La riposte de Conakry a toutefois suscité des réactions dans certains pays voisins. Des organisations et responsables étrangers ont dénoncé les conditions d’interpellation et de départ de plusieurs orpailleurs étrangers, notamment originaires du Burkina Faso et du Mali. De son côté, le gouvernement guinéen affirme que l’opération ne vise aucune nationalité en particulier mais répond à une nécessité de préservation de l’environnement et de respect de la législation minière.
Les autorités assurent que les contrôles vont se poursuivre dans d’autres zones minières du pays, notamment à Mandiana, Kérouané et Kouroussa, tout en prévenant que toute personne impliquée dans l’exploitation illégale des ressources minières s’exposera aux sanctions prévues par la loi.
