16 mai 2026
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L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a mis en garde contre les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient, qui provoque une hausse spectaculaire des prix du pétrole et du gaz. Sa directrice générale, Ngozi Okonjo-Iweala, estime que cette crise énergétique pourrait freiner la croissance du commerce mondial et accentuer les tensions déjà présentes.

Un Brent au-dessus de 155 dollars
Le baril de Brent, référence internationale du marché pétrolier, a franchi la barre des 155 dollars. Une envolée qui menace directement les prévisions de croissance :

  • Le commerce hors marchandises pourrait reculer de 1,9 % à 1,4 % en 2026.
  • Les services commerciaux, en hausse de 5,3 % en 2025, devraient ralentir à 4,8 % cette année, avant un léger rebond à 5,1 % en 2027.

« Si elle se prolonge, la récente hausse des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient pourrait réduire de 0,5 point de pourcentage supplémentaire la croissance du volume des échanges commerciaux », a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala lors de la présentation des prévisions de l’OMC à Genève.

La crise énergétique est alimentée par les frappes iraniennes contre les infrastructures du Golfe et le blocage du détroit d’Ormuz depuis début mars. Ce passage stratégique, par lequel transite près d’un tiers du pétrole mondial, est au cœur des tensions régionales.

  • Les pays importateurs d’énergie sont les plus exposés à l’inflation et aux tensions budgétaires.
  • Les économies émergentes risquent de voir leur croissance freinée par la hausse des coûts de production et de transport.
  • Les marchés financiers restent volatils, accentuant l’incertitude pour les investisseurs.

Le rapport de l’OMC rappelle que les perspectives commerciales étaient moroses avant même le déclenchement du conflit. La guerre au Moyen-Orient agit désormais comme un facteur aggravant, susceptible de perturber durablement l’équilibre des échanges internationaux.