16 octobre 2026
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Le président ghanéen John Dramani Mahama s’apprête à marquer l’histoire des Nations Unies. Ce 25 mars, il présentera officiellement un projet de résolution visant à reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme « le crime le plus grave contre l’humanité ».

Fruit d’une alliance entre le Ghana, la CARICOM et la diaspora africaine, ce texte entend inscrire dans le droit international la gravité unique de ce système esclavagiste, dont l’ampleur, la durée et les séquelles continuent de façonner les inégalités mondiales.

Accra insiste : nommer cette réalité n’est pas un simple geste symbolique. C’est une étape vers une prise de conscience des asymétries persistantes — dette, développement, vulnérabilité climatique, gouvernance financière — qui trouvent racine dans cette histoire.

La résolution sera examinée à l’occasion de la Journée internationale du souvenir des victimes de l’esclavage. Si elle est adoptée, ce serait la première fois en 80 ans d’existence de l’ONU qu’un texte consacre la mémoire de la traite transatlantique.

En prélude, une cérémonie de dépôt de gerbes aura lieu le 24 mars au cimetière africain de New York, suivie d’une réunion de haut niveau sur la justice réparatrice. Le Ghana promet de poursuivre son plaidoyer dans le cadre de la Décennie d’action de l’Union africaine pour les réparations et le patrimoine africain (2026-2036).