Ce lundi, dans les Salons Hoche à Paris, le Collectif des avocats du président-élu Issa Tchiroma Bakary a tenu une conférence de presse décisive, dénonçant la répression brutale qui a suivi le scrutin présidentiel d’octobre dernier et annonçant une action judiciaire contre le président sortant Paul Biya.
Face à une situation jugée alarmante, les avocats d’Issa Tchiroma ont présenté trois axes majeurs de leur démarche :
- Les actions judiciaires à venir contre les violences imputées aux forces de sécurité, qui auraient fait plusieurs victimes civiles.
- La dénonciation des détentions arbitraires recensées dans différentes villes du pays.
- La défense de la vérité des urnes, avec la promesse de révéler des éléments inédits censés confirmer la victoire de leur client.
Selon le collectif, ces preuves devraient « établir clairement » les résultats en faveur d’Issa Tchiroma Bakary, contestant ainsi la proclamation officielle qui a reconduit Paul Biya au pouvoir.
Une plainte internationale en préparation
Les avocats, basés en France, ont annoncé leur intention de traduire Paul Biya devant les juridictions internationales. Ils affirment que des ordres auraient été donnés aux forces de sécurité pour réprimer les manifestations post-électorales, entraînant des violations graves des droits humains.
« Les responsables devront répondre devant les tribunaux », ont-ils martelé, rappelant les préoccupations exprimées par plusieurs organisations internationales quant à l’usage disproportionné de la force contre les civils.
Depuis l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, le Cameroun est plongé dans une atmosphère de tension. Les manifestations, parfois violemment dispersées, ont alimenté un climat de méfiance entre l’opposition et le gouvernement. Les observateurs internationaux avaient pourtant appelé à la retenue et au respect des droits civiques, mais les incidents signalés dans les principales villes du pays ont renforcé les inquiétudes sur la stabilité nationale.
