En Côte d’Ivoire, le président du principal parti d’opposition ivoirien, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Cheick Tidjane Thiam, a indiqué mardi qu’il n’accepterait pas sa radiation de la liste électorale provisoire décidée par la justice ivoirienne, à six mois de la prochaine élection présidentielle.
Sur sa page Facebook, Tidjane Thiam a clairement réaffirmé : « Je n’accepterai pas cette radiation, parce qu’elle est injuste, injustifiée et incompréhensible. Le PDCI n’accepterait pas cette radiation. »
Le tribunal de première instance d’Abidjan a décidé ce mardi de radier Thiam, estimant qu’il « avait perdu la nationalité ivoirienne lorsqu’il a acquis la nationalité française en 1987 », suite à 150 requêtes déposées contre lui.
La justice invoque l’article 48 du code de la nationalité, datant des années 1960, qui indique que l’acquisition d’une autre nationalité entraîne la perte de la nationalité ivoirienne.
Pour Thiam, « ce qui se passe, c’est que le pouvoir vient simplement d’éliminer, à travers un raisonnement juridique inique et incompréhensible, son rival le plus sérieux », citant des sondages récents qui le placeraient en tête des intentions de vote.
Comme action envisagée, le candidat du PDCI a réitéré sa détermination à maintenir sa candidature.
« Je suis absolument déterminé à me battre pour que les Ivoiriens puissent choisir librement celui ou celle qui doit les diriger durant les cinq prochaines années. Je crois que tous les amis de la Côte d’Ivoire, nous-mêmes les Ivoiriens, la communauté internationale, doivent peser dans ce sens. Le PDCI est uni derrière moi. Il n’y aura pas de plan B, il n’y aura pas de plan C. Nous voulons aller à cette élection représentés par le candidat que le PDCI s’est librement choisi à 99,5 %, de façon complètement transparente et démocratique », a-t-il déclaré.
