Exclu de la Présidentielle d’octobre prochain, en raison d’une condamnation judiciaire l’ancien président et opposant ivoirien Laurent Gbagbo, a lancé samedi à Abidjan le mot d’ordre « Trop, c’est trop » dans un pays « fracturé en deux » entre les « opprimés » et les « privilégiés ».
À travers ce mot d’ordre, l’ancien chef de l’État Laurent Gbagbo se veut rassurant.
« Nous devons réunir tous ceux qui ont quelque chose à déplorer. La vie est trop chère pour toi? Nous t’ouvrons les portes. Trop,c’est trop, » a-t-il lancé devant plusieurs centaines de cadres et militants au siège de son parti.
Selon lui, cela doit être une « protestation multiforme et permanente » dans un pays qui connaît depuis une décennie une croissance économique de plus de 6% mais avec une inflation qui s’établissait l’an dernier à 3,5% et des inégalités qui se creusent.
« Il faut donner la parole à tous ceux qui veulent se plaindre de tous les méfaits de la politique » menée par les autorités. « On ne peut pas continuer comme cela, dans la gadoue, les pieds dans la gadoue, toujours dans la gadoue. Ce n’est pas possible », a insisté l’ancien chef de l’Etat.
Le comité central de son parti, le PPA-CI, (Parti des peuples africain – Côte d’Ivoire), réuni dans l’après-midi, a ensuite appelé dans un communiqué les militants à « aller à la rencontre de ceux que la précarité écrase chaque jour davantage ».
Le Président du PPA-CI a appelé à une « évaluation » de la campagne « Trop, c’est trop » la « première quinzaine de juin ». Passé ce délai », le parti il « se réserve le droit d’un nouveau palier dans la lutte ». La publication de la liste électorale définitive est prévue le 20 juin.
