16 octobre 2026
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Le 15 août, Brazzaville a vibré au rythme d’un grand défilé civil et militaire pour célébrer le 65e anniversaire de l’indépendance du Congo. Cependant, le discours prononcé la veille par le président Denis Sassou-Nguesso n’a pas convaincu l’opposition, qui a exprimé de vives critiques à quelques mois de l’élection présidentielle.

Dans son allocution, le chef de l’État a prôné la paix et le panafricanisme tout en déplorant un contexte international marqué par des conflits armés. Il a évoqué une « paix dangereusement menacée » et une crise économique impactant le bien-être des Congolais. Toutefois, ces déclarations ont été jugées déconnectées de la réalité par les leaders de l’opposition.

Destin Gavet, président du Mouvement républicain et candidat déclaré à la présidentielle de mars 2026, a remis en question la pertinence des propos du président : « Est-ce qu’on peut parler de paix lorsque la population s’enfonce dans une précarité indescriptible ? » a-t-il interrogé.

Il a également critiqué la notion de panafricanisme avancée par Sassou-Nguesso, la qualifiant de « paroles mielleuses », rappelant l’expulsion récente de l’activiste Kemi Seba.

Clément Miérassa, un autre leader de l’opposition, a également souligné que la paix ne se limite pas à l’absence de guerre : « La misère ou la souffrance dans laquelle les Congolais se trouvent aujourd’hui ne peut pas permettre d’avoir la paix », a-t-il déclaré.

En réponse aux critiques, Paul Ganongo, député du Parti congolais du travail (PCT), a défendu le discours présidentiel, affirmant qu’il reflète les aspirations de tous les Congolais. Il a souligné que sans paix, le développement est impossible, citant les conséquences désastreuses des conflits dans d’autres pays africains.

Il est à noter que Denis Sassou-Nguesso n’a pas formellement annoncé son intention de se représenter à l’élection présidentielle prévue pour l’année prochaine, laissant planer le doute sur ses intentions politiques.