Lors de la 26ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC, qui s’est tenue le 7 juin à Sipopo, en Guinée Équatoriale, les dirigeants ont abordé plusieurs questions cruciales, notamment la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Les chefs d’État ont exprimé leur préoccupation face à « l’agression » dont la RDC est victime, attribuée au Rwanda, et ont ordonné le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.
Le sommet a également décidé que la Guinée Équatoriale, présidente sortante, continuerait à diriger l’organisation jusqu’à ce que le différend entre le Rwanda et la RDC soit résolu. En ce qui concerne la Commission de la CEEAC, il a été convenu de renouveler ses membres dans un délai de trois mois.
Suite à ces décisions, le Rwanda a annoncé son retrait de la CEEAC, accusant l’organisation d’être instrumentalisée par la RDC avec l’appui de certains États membres. Kigali a exprimé son mécontentement quant à ce qu’il considère comme une violation de ses droits, notamment en ce qui concerne sa présidence rotative au sein de l’organisation.
Le gouvernement rwandais a dénoncé l’inaction de la CEEAC face à ses préoccupations et a jugé que le fonctionnement de l’organisation ne correspondait plus à ses principes ni à son utilité.
