16 octobre 2026
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Une cinquantaine de personnes arrêtées lors des contestations post-électorales d’octobre dernier ont comparu devant le parquet du tribunal militaire de Yaoundé. Parmi elles, un mineur. À l’issue de plusieurs heures d’audition, une trentaine de prévenus ont été placés en détention provisoire et transférés à la prison centrale de Yaoundé-Nkondengui, déjà saturée.

Les détenus avaient passé plusieurs semaines dans des commissariats et autres lieux de rétention de la capitale, depuis leur interpellation lors des rassemblements dénonçant la victoire du président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies.

Parallèlement, une vingtaine de manifestants ont été libérés sous caution. Familles et soutiens, restés de longues heures devant le tribunal, ont accueilli les libérations avec soulagement, malgré l’état de fatigue visible de certains ex-détenus.

Le collectif d’avocats conteste la légalité des poursuites, qu’il qualifie d’arbitraires, et réclame la libération de tous les prévenus. Les conseils pointent également des irrégularités dans la procédure, notamment l’absence de traducteurs pour des accusés ne maîtrisant ni le français ni l’anglais, les deux langues officielles du pays.

Depuis l’annonce des résultats, les organisations de défense des droits humains dénoncent des centaines d’arrestations et des violences lors des dispersions de manifestations. Les autorités, elles, assurent agir dans le respect de la loi pour préserver l’ordre public.