16 octobre 2026
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Le climat politique au Cameroun se prépare à un nouvel affrontement avec l’élection présidentielle prévue pour le 12 octobre 2025. Le G20, un regroupement de partis politiques qui se revendiquent de l’opposition, a décidé de renouveler son soutien au président sortant Paul Biya, en place depuis plus de 40 ans. Cette coalition, qui avait déjà affiché son soutien lors des élections de 2018, a récemment renforcé ses rangs avec l’intégration de 15 nouveaux leaders politiques.

Lors d’une déclaration à Yaoundé, Jean De Dieu Momo, membre du G20 et ministre délégué auprès du ministre de la Justice, a exprimé la conviction que Paul Biya est le mieux placé pour garantir la paix, la stabilité et l’émergence du Cameroun. Cette position met en lumière une volonté manifeste de la part de certains leaders de l’opposition de s’aligner sur le pouvoir en place, malgré les critiques qui entourent cette démarche.

Cependant, cette décision n’est pas sans controverse. Des voix s’élèvent au sein de l’opposition pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une trahison ou une quête d’avantages personnels. David Lobe, un cadre du parti Union des mouvements sociaux (UMS), a qualifié ces leaders de « boutiquiers politiques » cherchant à obtenir des privilèges en soutenant le président Biya. Ce commentaire a suscité des tensions, notamment avec Célestin Ndjamo Djamen, président de l’Alliance patriotique républicaine du Cameroun (APAR), qui a récemment rejoint le G20 après que sa propre candidature ait été rejetée.

Il est également intéressant de noter que, malgré cette dynamique de soutien, des figures historiques de la majorité présidentielle, telles que Bello Bouba Maïgari et Issa Tchiroma Bakary, ont quitté le navire pour se lancer dans la course à la présidence. Cela témoigne d’une fragmentation croissante au sein du paysage politique camerounais, où les ambitions personnelles et les luttes pour le pouvoir sont de plus en plus visibles.