À fin mars 2026, l’État camerounais affichait un volume d’impayés supérieur à 520 milliards de FCFA envers ses fournisseurs de biens et services, selon les données de la Caisse autonome d’amortissement (CAA).
Ce montant représente plus de la moitié des Restes à payer (RAP) enregistrés sur la période. Les prestataires de l’État apparaissent comme les principaux contributeurs à cette progression, avec une hausse de 133,5 milliards de FCFA en glissement annuel.
Cette situation met en lumière les difficultés persistantes de l’administration à honorer ses engagements financiers, fragilisant la trésorerie des entreprises partenaires et accentuant les tensions dans l’exécution des marchés publics.
Au‑delà des chiffres, la question centrale reste celle de la capacité de l’État à résorber ces arriérés dans un contexte budgétaire contraint. Les observateurs estiment que la régularisation des paiements conditionne non seulement la confiance des prestataires, mais aussi la continuité des projets publics.
