20 mai 2026
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Le président burundais Évariste Ndayishimiye a été officiellement investi, dimanche 26 avril, comme candidat du parti au pouvoir CNDD-FDD pour l’élection présidentielle prévue en 2027. L’annonce a été faite à l’issue d’un congrès extraordinaire organisé à Gitega, confirmant sans surprise la reconduction du chef de l’État pour un nouveau mandat de sept ans.

Âgé de 57 ans, Ndayishimiye dirige le pays depuis juin 2020, après le décès de Pierre Nkurunziza. Ancien secrétaire général du CNDD-FDD, il s’est imposé comme une figure centrale du régime, oscillant entre gestes d’ouverture – comme la libération de journalistes – et une gouvernance marquée par des accusations de répression des voix dissidentes.

Le président, fervent catholique, a réagi sur les réseaux sociaux en remerciant les militants pour leur confiance et en promettant de poursuivre « le travail en cours pour que tout Burundais s’enrichisse dans la quiétude ».

Lors des législatives de 2025, le parti avait remporté tous les sièges, suscitant les protestations d’une opposition dénonçant un scrutin « truqué ». Pour les ONG et observateurs internationaux, la candidature de Ndayishimiye ne laisse guère de suspense : Reporters sans frontières classe le Burundi au 125e rang mondial en matière de liberté de la presse, pointant un « parti-État » qui ne tolère aucune voix discordante.

Du côté de l’opposition, le Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD) a qualifié cette désignation de « non-événement », estimant que le président n’a pas su répondre aux besoins essentiels de la population et qu’un nouveau mandat prolongerait « l’appauvrissement du pays ».