Moins de 24h après l’annonce d’Ouagadougou, le Quai d’Orsay a réagi samedi à la rupture des relations diplomatiques décidée par le Burkina Faso. Paris parle d’une décision « hostile et infondée » et examine des mesures de réciprocité.
Dans un communiqué publié le 27 juin, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a dit « regretter » la décision burkinabè.
« La France regrette cette décision hostile et infondée, qui illustre la dérive inquiétante des autorités burkinabè », a indiqué le ministère. Il recommande par ailleurs aux ressortissants français sur place de faire preuve d’une vigilance accrue.
Paris ne détaille pas encore la nature de la réponse. Mais le ministère confirme qu’une évaluation est en cours pour définir des mesures de réciprocité.
Vendredi 26 juin, le gouvernement burkinabè a officialisé la rupture avec effet immédiat. Le ministre de la Communication, Gilbert Ouedraogo, a justifié par le non-respect de la souveraineté et de la non-ingérence.
Les autorités de transition accusent la France de soutenir des « réseaux subversifs » et des « groupes terroristes ». Des allégations que Paris rejette depuis plusieurs mois.
Le contexte reste celui d’une lutte du Burkina contre les groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’EI, dans un Sahel en proie à l’insurrection depuis près d’une décennie.
En avril 2024, trois diplomates français avaient été expulsés pour « activités incompatibles ». Paris avait alors dénoncé une mesure sans fondement.
À ce stade, ni Paris ni Ouagadougou n’ont précisé le sort des services consulaires et des représentations diplomatiques. L’ampleur de la réponse française sera précisée dans les prochains jours.
