15 octobre 2026
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Depuis le début des inondations au Tchad, le Gouvernement n’a cessé de mobiliser les partenaires pour une assistance aux sinistrés. Ces inondations ont causé d’énormes dégâts humains et matériels. Des personnes forcées à quitter leurs domiciles, c’est dire que l’assistance sur tous les plans, demeure une préoccupation majeure.

L’installation des sinistrés et leur prise en charge du point de vue, alimentation bien évidemment, ont constitué le point fort des différentes communications gouvernementales.

Mais malheureusement, l’aspect sanitaire qui devrait dès le départ, être la plus grande préoccupation n’a justement constitué aucune préoccupation des gouvernants. La sortie du Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, n’est-elle pas un mea culpa du Gouvernement ?

Selon lui, les résultats bactériologiques ont révélé un niveau avancé de contamination de l’eau dans les 5 arrondissements les plus inondés de N’Djaména. « Sur 30 échantillons prélevés, 96,67 % étaient contaminés ».

Plus loin encore, le Ministre de l’Eau et de l’Energie, invite la population à utiliser du chlore. Mais combien sont ces tchadiens qui connaissent le chlore et son utilisation? Même s’ils en existent, ils ne pourront certainement pas dépasser le 10% de l’ensemble de la population.

Ces chiffres alarmants expliquent le taux élevé de certaines maladies hydrologiques. Huit(8) tchadiens sur dix(10) souffrent de la typhoïde. A cela s’ajoutent d’autres maladies dangereuses liées à la mauvaise qualité de l’eau.

Cette situation devrait interpeller le gouvernement, déjà le Tchad est l’un des rares pays à ne pas disposer d’un réseau de gestion des eaux usées. Le manque de cette infrastructure, donne l’opportunité aux citoyens de justifier leurs actes d’incivisme en déversant ces eaux usées dans la nature sans aucun traitement.

Là n’est pas le problème, la gestion des eaux usées des hôpitaux, des hôtels et des usines constitue une réelle préoccupation puisqu’il n’existe aucun mécanisme de contrôle et de suivi.

Face à cette situation, «l’Éternel est mon berger», demeure le seul refuge des tchadiens. Si l’Etat a réellement la volonté de trouver des solutions afin de réduire les risques de contamination, il serait bien avisé de revoir les accréditations octroyées à certains cabinets d’installations des forages, contrôler la qualité des eaux de ces forages, la plupart, ne respectant aucune norme d’installation.

C’est à prix seulement qu’on pourra sauver des vies, car l’eau c’est la vie et on ne doit en aucun jouer avec sa vie.

Vivement.

Ahmat Adoum Moussa