L’Agence tchadienne de normalisation (ATNOR) organise, du 2 au 3 septembre 2026 à N’Djamena, un séminaire national consacré à la normalisation et à la sécurisation des denrées alimentaires. La rencontre réunit plusieurs acteurs de la chaîne alimentaire autour des enjeux de qualité et de sécurité sanitaire.
Les travaux ont été lancés par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, en présence de plusieurs membres du gouvernement, des producteurs, transformateurs, industriels et représentants des organisations faîtières.
Au cœur des échanges figure la nécessité de renforcer la confiance des consommateurs. Pour le ministre, cette confiance repose sur la rigueur des entreprises, la compétence des professionnels, la fiabilité des contrôles et le respect des normes reconnues.
L’adoption, en février 2026, de la norme ISO 22000 comme Norme Tchadienne Documentaire constitue une avancée importante. Ce référentiel doit aider les entreprises à identifier et maîtriser les risques liés à la sécurité sanitaire des aliments, à améliorer leurs processus et à renforcer la qualité de leurs produits.
Le séminaire marque également la clôture du projet « Standards for Sustainability – S for S ». Celui-ci a contribué au renforcement des compétences nationales et à l’accompagnement de deux entreprises pilotes tchadiennes, « So Good So Food » et « CPL », dans leur démarche vers la certification selon la NTD ISO 22000.
Le ministre a toutefois appelé à poursuivre cette dynamique au-delà du projet, en élargissant l’accompagnement à d’autres entreprises et en faisant de la qualité une pratique durable dans les filières productives. Il a également insisté sur la nécessité d’une collaboration entre l’ATNOR, les pouvoirs publics, le secteur privé, les laboratoires, les organismes de conformité et les partenaires au développement.
Dans un contexte marqué par l’ouverture des marchés africains avec la ZLECAf, les autorités ambitionnent de faire du « Made in Chad » une référence en matière de qualité, de sécurité et de compétitivité. « Il nous faut produire davantage, produire mieux, produire en toute sécurité », a conclu le ministre.
Louadiba Urbain / Hamama
