15 octobre 2026
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La capitale tchadienne, N’Djamena, est actuellement en proie à une grave pénurie de gaz butane, un combustible essentiel qui ôte le sommeil à ses habitants. Les scènes de longues files d’attente, jour et nuit, sont devenues le symbole de cette crise énergétique qui frappe de plein fouet les ménages.
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‎Nuits blanches pour une bouteille
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‎Aux points de ravitaillement, l’ambiance est à la tension et à l’impatience. Des hommes et des femmes, munis de leurs bouteilles vides, forment des files interminables. L’attente est souvent nocturne, forçant les citoyens à passer des nuits blanches dans l’espoir d’apercevoir les véhicules de livraison ou d’assister au déchargement tant attendu des stocks.

‎« On ne dort plus. Une petite erreur, un petit retard, et les bouteilles sont distribuées en un clin d’œil. Il faut être là, veiller, sinon c’est le choc dans la famille », confie une habitante de quartier Chagoua.
‎Cette attente incessante est la preuve d’un manque criant et d’une distribution qui ne parvient pas à répondre à la demande massive.
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‎Source d’énergie des menages en rupture
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‎Le gaz butane est la principale source d’énergie de cuisson pour une grande majorité des familles N’djaménoises. Son indisponibilité soudaine et prolongée crée de réelles perturbations dans le quotidien des ménages, les obligeant à se tourner vers des solutions de substitution moins pratiques, plus coûteuses ou plus polluantes, aggravant l’impact économique et environnemental.
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‎Les autorités n’ont pas encore communiqué de manière claire sur l’origine exacte et la durée de cette crise, laissant les populations dans l’incertitude. La pression monte alors que la survie et le confort domestique de milliers de familles dépendent du retour à un approvisionnement stable.