Le marché de fruits du 7e arrondissement de N’Djamena est devenu une préoccupation majeure en cette saison des pluies. L’accumulation et la décomposition des déchets sur cet espace commercial, où sont pourtant vendus divers produits agricoles essentiels, créent un environnement insalubre et propice à la propagation des maladies.
Désigné comme espace de vente de fruits depuis 2017, ce site est le point de déchargement de nombreux produits (fruits, tubercules, etc.) provenant des provinces. Malheureusement, chaque saison fruitière exacerbe l’état d’insalubrité du marché. Les tiges, les mangues abîmées ou pourries, les pailles, les feuilles, ainsi que tous les emballages utilisés pour le transport des produits sont abandonnés sur place.
Le manque d’entretien est flagrant : le site n’a pas été nettoyé depuis longtemps. Les déchets de mangues, goyaves, arachides fraîches, maïs frais, manioc, patates douces et pois de terre, qui sont les principaux produits alimentant le marché, se mêlent aux eaux de pluie. Cette combinaison favorise la décomposition des matières organiques, rendant l’espace non seulement nauséabond mais aussi extrêmement dangereux sur le plan sanitaire.
Cette situation fait du marché un foyer potentiel de multiplication des microbes, augmentant considérablement les risques de maladies pour les vendeurs et les consommateurs. Il est urgent d’intervenir pour assainir cet espace et prévenir une crise sanitaire.
