Renforcer la place des femmes dans les universités. C’est l’objectif du plaidoyer remis ce mardi par la Maison d’Assistance aux Victimes des Violences Intimes (MAVI) au ministre de l’Enseignement Supérieur, Dr Sitack Yombatina.
Conduite par la Présidente du Conseil d’Administration, la délégation de la MAVI a été reçue en audience au ministère.
Des freins à l’intégration des femmes diplômées
Au cœur des échanges : les difficultés d’accès des femmes titulaires de diplômes supérieurs aux carrières académiques et à la recherche scientifique.
La MAVI a formulé plusieurs recommandations pour améliorer leur représentativité dans les universités et instituts publics d’enseignement supérieur.
Une étude en cours pour des politiques basées sur des données
La MAVI a informé le ministre qu’elle réalise actuellement une étude sur la situation des femmes dans l’enseignement supérieur au Tchad.
Les résultats, accompagnés de données statistiques et de recommandations, seront transmis au ministère. Objectif : aider à l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données probantes pour plus d’équité entre femmes et hommes.
« Investir dans les femmes diplômées, c’est investir dans l’avenir »
Pour la MAVI, encourager les filles à faire des études ne suffit pas. Il faut aussi leur offrir de réelles opportunités d’intégration à la Fonction publique et d’accès aux postes d’enseignement, de recherche et de gouvernance.
« Elles constituent des modèles inspirants pour les générations futures et joueront un rôle essentiel dans la transformation du système éducatif et le développement du Tchad », a souligné la délégation.
La MAVI a salué « l’écoute et l’ouverture » du ministre Sitack Yombatina. Elle réaffirme son engagement pour l’égalité des chances, le leadership féminin et un enseignement supérieur inclusif et performant.
