Les jours passent, mais ne se ressemblent pas. À N’djaména, dans la capitale, chaque jour constitue une histoire et suffit sa peine.
La vie en couple devient de plus en plus risqué à tel point où les partenaires se méfient les uns des autres et ce, aucune confiance n’est donnée. Surtout quand le matériel prend le dessus sur l’amour, tout devient simplement mythique.
Après avoir perdu son boulot, Édouard s’est lancé dans l’alcool, embrassant ainsi une vie dépressive. Malgré plusieurs tentatives de conseil de sa femme de multiplier des avis de recherches d’emploi afin de prendre ses responsabilités, ce dernier balayait toujours de revers de main ces orientations.
Fatiguée des charges de la maison et avec leurs 4 enfants, Prudence ne pouvait plus supporter avec ses petits moyens collectés dans ses petits commerces de vente de poissons.
Encore »jeune » et »belle », Prudence ne pouvait pas longtemps résister aux charmes et tentatives des jeunes »dragueurs » qui lui faisaient des yeux doux dans des alimentations à la fin de ses dures journées, question de prendre une bière pour dégager la fatigue avant de rentrer.
Elle tomba sur un homme qui lui a fait des propositions concrètes et séduisantes, touchant le mariage, en prenant en compte ses enfants. Aussitôt conclu quelques semaines après, la cérémonie de la dot fut programmée. Tout se passait naturellement à l’insu de son mari, qui n’a pour seul souci, »l’alcool ».
Prudence, ses tantes et ainsi que certaines de ses copines sous la bénédiction de sa mère acceptèrent de valider la programmation de la cérémonie de la dot.
Le jour J, pendant que les choses s’étaient déjà précisées, Édouard fut aussi invité, sous prétexte qu’ils l’invitaient à un pari vente.
Arrivé sur place, le bon monsieur découvre qu’il s’agit de cérémonie d’une dot et que sa femme venait d’être dotée, pendant qu’il n’avait pas encore lui rempli ces conditions traditionnelles.
Rencontré, Édouard ne cache pas son amertume. Pour lui, sa femme l’a trahi. «C’est vrai qu’elle m’a plusieurs fois alerté et conseillé de chercher d’emploi. Mais tant que la chance ne sourit pas encore, on ne peut rien. Elle va me le payer chère. Je ne me laisserai jamais marcher dessus, » s’indigne-t-il.
Concernant l’avenir et la situation des enfants restés, il se rassure : «Les enfants sont avec moi. Ce que je mange, ils vont manger. Ce qui est sûr, elle va revenir. Je suis sûr.»
À l’heure où nous mettons en ligne cet article, sa femme est chez son nouveau mari. Les enfants pourraient regagner leur maman dans les jours qui suivent.
