Lors d’un meeting à Mbacké, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a brandi la menace d’une motion de censure contre le gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô.
L’ancien Premier ministre, limogé le 22 mai 2026 par le président Bassirou Diomaye Faye, accuse l’exécutif d’avoir abandonné la renégociation souverainiste des contrats pétroliers et miniers. Une promesse centrale de Pastef.
Il dénonce aussi la corruption dans l’État et s’en prend à la décision du Conseil constitutionnel qui a invalidé la révision constitutionnelle. Une sortie qui vise directement le chef de l’État.
Déjà le 2 juin, Sonko prévenait : pas de motion « sauf si le pouvoir déclenche les hostilités ».
Face à cette offensive, Bassirou Diomaye Faye consolide ses bases. À Mbour, dix maires sur seize ont affiché leur soutien au président le même jour, selon Dakaractu.
Le chef de l’État prépare par ailleurs le congrès fondateur de son nouveau parti, prévu le 8 août 2026 à la Dakar Arena.
Ahmadou Al Aminou Lô n’a pas tardé à répondre. Sur les réseaux sociaux, il a accusé Sonko d’ »exploiter politiquement le patriotisme ».
