Le ministère des Finances conteste l’évaluation de l’International Budget Partnership, IBP. Dans un courrier adressé à l’organisation, N’Djamena demande la révision de la Revue sur le Budget Ouvert 2025, estimant qu’elle ne reflète pas les avancées du pays en matière de transparence budgétaire.
Les autorités rappellent l’adoption de la loi n°018/PR/2016 sur la transparence et la bonne gouvernance. Elles mettent en avant la publication régulière des documents budgétaires sur les portails officiels, la digitalisation de la chaîne des dépenses via le SIGFiP et la mise en ligne d’informations sur le secteur extractif.
Le gouvernement déplore que le Budget citoyen 2025 n’ait pas été pris en compte. Diffusé en ligne, en audio, en vidéo et en plusieurs langues nationales, il vise précisément à rendre l’information budgétaire accessible hors des circuits numériques classiques.
Le ministère cite aussi les rapports trimestriels d’exécution budgétaire et le rapport définitif de la Cour des comptes sur la loi de finances 2023, publié en novembre 2024, qu’il juge ignorés.
Dans sa lettre, la Direction générale du Budget formule 7 requêtes à l’IBP :
1. *Révision du score* lié au Projet de loi de finances 2025, jugé à tort « non accessible au public ».
2. *Prise en compte* des rapports trimestriels comme équivalents au Mid-Year Review.
3. *Reconnaissance* du rapport de la Cour des comptes 2023.
4. *Inclusion* de la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme 2024-2026.
5. *Réévaluation* des réponses concernant le Budget citoyen 2025.
6. *Prise en compte* des relecteurs pairs nationaux.
7. *Organisation* d’une réunion technique avant la publication du rapport final.
Pour N’Djamena, l’Open Budget Survey doit reposer sur une appréciation « complète et équitable ». Le ministère met en avant la résorption des arriérés de lois de règlement 2014-2022 et les notations souveraines stables obtenues en 2024 comme preuve d’une ouverture budgétaire en progression.
