La province du Ouaddai, couvrant une superficie de 40 371 km², est subdivisée en quatre départements : Ouara, Assoungha, Abgoudam et Djour-Alahmar. Elle compte vingt (20) communes/sous-préfectures, un (1) sultanat, vingt-huit (28) cantons, trente-quatre (34) tribus, 2 100 villages et 595 fericks. Sa population est estimée à 1 168 945 habitants. Elle est délimitée au nord par la province du Wadi-Fira, au sud par la province du Sila, à l’est par la République du Soudan, au sud-ouest par la province du Gurra et à l’ouest par la province du Batha.
Aujourd’hui, la province du Ouaddai accueille plus de 632 272 réfugiés et 92 748 retournés, ce qui porte la population totale à environ un million d’habitants. Ces chiffres continuent d’augmenter en raison de l’escalade de la crise au Soudan.
Chaque jour, la circulation autour de la ville d’Abéché devient un obstacle majeur. L’axe qui mène de N’Djamena à Adré prend désormais au moins une heure, parfois jusqu’à 45 minutes. La situation est vraiment préoccupante.
L’embouteillage est le terme populaire désignant un état de circulation où la vitesse de circulation est considérablement réduite. Lorsque les véhicules sont presque à l’arrêt, on parle alors de bouchon. Un état normal de circulation est qualifié de fluide. La moindre perturbation peut provoquer un ralentissement. Les conducteurs ne peuvent plus rouler à une allure normale car leur vitesse est limitée sur plusieurs centaines de mètres par ceux qui les précèdent.
Il existe plusieurs situations pouvant engendrer des embouteillages : une réduction de capacité d’une route, des véhicules en panne, des objets sur la chaussée, un nombre de véhicules supérieur à la capacité de la voie ou encore un stationnement anarchique. Par exemple, l’axe menant à l’hôpital est censé être réservé uniquement à l’aller, mais cette mesure n’est pas toujours appliquée à la lettre.
Mahamat Saleh Tourmouzi, Abéché
