16 octobre 2026
20250301_115718~2

Public Interest Law Center (PILC) a organisé une table ronde le 1er mars 2025 au CEFOD, abordant le thème de la Violence Basée sur le Genre (VBG) avec un focus particulier sur le cas des hommes battus. Cette initiative vise à mettre l’accent sur un sujet souvent négligé et à encourager une discussion ouverte sur les violences subies par les hommes dans le cadre domestique.

Le panel, composé de divers experts, incluait Me Danmbaye Djatto Viviane, avocate stagiaire, Me Samangassou Mahamat Bruno, notaire, Baissemma Thomas, docteur en sciences politiques et enseignant à l’ENA-Tchad, ainsi qu’Abdoulaye Bono Kono, substitut du procureur général et vice-président du syndicat des magistrats du Tchad.

Me Kemneloum Djiraïbé Delphine, avocate principale de PILC, a ouvert la discussion en soulignant l’importance de traiter la violence de genre à l’encontre des hommes. Elle a insisté sur le fait que cette problématique, souvent perçue comme un tabou, a des répercussions graves sur les familles et qu’il est crucial de briser le silence qui l’entoure. Elle a encouragé les hommes à dépasser leur fierté et à s’organiser pour lutter contre ces violences, affirmant que la paix au sein des foyers ne peut exister tant que l’un des partenaires souffre.

Me Danmbaye Djatto Viviane, initiatrice de l’événement, a précisé que l’objectif principal était de dresser un état des lieux concernant les hommes victimes de violences au Tchad. Elle a exprimé le souhait d’identifier et de caractériser les différentes formes de violences domestiques subies par les hommes, d’inciter ces derniers à partager leurs expériences et de mener une réflexion critique sur les enjeux stratégiques et politiques afin d’éliminer toutes les formes de violence à leur égard.

Les intervenants ont évoqué les différentes formes de violence subies par les hommes, notamment économiques, physiques, psychologiques, morales et culturelles. Les intervenants ont noté que des facteurs comme l’orgueil et la honte empêchent souvent les hommes de dénoncer ces abus.

Ils ont aussi évoqué l’augmentation de la violence contre les hommes, souvent exacerbée par des problèmes financiers qui entraînent des abandons conjugaux.

Les panelistes ont souligné que le contexte social et le manque de reconnaissance des femmes peuvent contribuer à cette violence. Ils ont également noté que le silence des hommes sur ces abus constitue un obstacle majeur à la prise de conscience et au changement.

NODJIRÉ DJIMADJI / Hamama Média