SENAFET : Le comité des femmes de l’UST appelle au boycott du défilé 

Par un communiqué de presse, le comité des femmes de l’Union des Syndicats du Tchad (UST) dit avoir analysé la situation actuelle du pays.

Il « constate avec regret le mutisme du gouvernement, face à la revendication de la plate-forme, et surtout déplore les évènements macabres du 27 et 28 février 2024, ayant abouti à l’assassinat de plusieurs citoyens, y compris un leader politique très engagé ».

Face à cette situation, le comité des femmes lance un appel à toutes les femmes travailleuses affiliées à l’UST, « de rester à la maison, et ne pas sortir pour le défilé du 8 mars 2024. »

Cet appel au boycott est une protestation et mécontentement à l’égard du gouvernement ».

SENAFET : Participation des femmes de la société civile dans le processus électoral

La Secrétaire général adjointe au ministère de la communication Mariam Achène l’une des femmes du Guéra, a animé une conférence-débat au centre al-mouna ce mercredi 06 mars 2024, sur la participation des femmes de la société civile dans les processus électoraux.

Cette conférence débat, s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la journée internationale de la femme, selon l’assistante Haouwa Ali Akan, qui a ouvert la cérémonie.

“S’affirmer dans les processus électoraux et lutter les pesanteurs socioculturels, chercher son autonomisation complète afin d’être une véritable actrice du développement et surtout dans les instances décisionnelles,” tels sont les défis que les femmes du Guera doivent relever, surtout celles qui comptent s’imposer par leur compétence à différents niveaux de responsabilité, a lancé Haouwa Ali Akan dans son allocution.

Elle encourage les filles du Guera à faire valoir leurs compétences pour s’imposer dans le gouvernement.

Placée sous le thème “5ème république, la participation des femmes de la société civile dans les processus électoraux,” cette conférence de presse a illuminé le rôle et contribution de la femme dans les échéances électorales. 

Égalité économique entre les femmes et les hommes : des disparités massives et plus importantes qu’estimé auparavant

Selon un tout nouveau rapport publié par le Groupe de la Banque mondiale, les inégalités entre les femmes et les hommes dans le monde du travail sont bien plus importantes qu’on ne le pensait jusqu’ici. En tenant compte des disparités juridiques ayant trait aux violences et à la garde des enfants, les femmes bénéficient seulement des deux tiers des droits accordés aux hommes. Aucun pays du monde ne garantit l’égalité des chances pour les femmes, pas même les économies les plus riches, révèle aussi le rapport.

La dernière édition du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit dresse un état des lieux complet des obstacles qui empêchent les femmes d’entrer sur le marché du travail et de contribuer à une plus grande prospérité — pour leur propre bénéfice, mais aussi celui de leurs familles et de leurs communautés. Elle fournit notamment une analyse enrichie grâce à l’intégration de deux nouveaux aspects susceptibles d’élargir ou au contraire restreindre fortement les possibilités des femmes : la sécurité et la protection contre les violences de genre, d’une part, et, d’autre part, l’accès à des services de garde d’enfants. Compte tenu de ces deux indicateurs supplémentaires, les femmes dans les 190 économies étudiées ne bénéficient en moyenne que de 64 % des protections juridiques dont jouissent les hommes, soit une estimation très en deçà du chiffre de 77 % avancé auparavant.

L’écart est en outre encore plus grand dans la pratique. Pour la première fois, le rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit évalue en effet l’ampleur du fossé entre réformes juridiques et résultats réels pour les femmes. Cette analyse fait apparaître des failles béantes, car si, à l’aune des lois en vigueur, les femmes disposent d’environ deux tiers des droits reconnus aux hommes, les pays ont en moyenne mis en place moins de 40 % des systèmes nécessaires à une mise en œuvre complète de ces législations. Par exemple, 98 économies ont des dispositions juridiques imposant une rémunération égale pour un travail de valeur égale, mais 35 seulement parmi elles — soit moins d’une économie sur cinq — ont adopté des mesures de transparence salariale ou des mécanismes d’application qui permettent effectivement de résorber les écarts de situation entre les sexes.

Pour être véritablement mis en œuvre, le corpus législatif en faveur de l’égalité des chances doit s’adosser sur un cadre approprié. Cela comprend notamment l’existence de mécanismes solides pour garantir le respect des lois, mais aussi l’instauration de systèmes de suivi des disparités salariales ou encore la disponibilité de services de prise en charge sanitaire destinés aux femmes victimes de violences.

« Les femmes ont le pouvoir de booster une économie mondiale en berne, mais, aux quatre coins du globe, des lois et des pratiques discriminatoires les empêchent de travailler ou de créer des entreprises au même titre que les hommes, souligne Indermit Gill, économiste en chef du Groupe de la Banque mondiale et premier vice-président pour l’Économie du développement. La résorption de ces inégalités pourrait augmenter le PIB mondial de plus de 20 % et doubler le taux de croissance mondial au cours de la prochaine décennie. Mais les réformes piétinent et le rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2024 décrit comment les gouvernements peuvent accélérer les progrès vers l’égalité des sexes dans le monde du travail et dans la loi. »

Le déficit de mise en œuvre montre l’ampleur du chemin qui reste à parcourir même dans les pays qui ont légiféré en faveur de l’égalité des chances. Comme au Togo, par exemple, qui arrive en tête du classement en Afrique subsaharienne avec des lois qui confèrent aux femmes environ 77 % des droits reconnus aux hommes, mais qui n’a à ce jour mis en place que 27 % à peine des systèmes nécessaires à leur mise en œuvre complète (soit un taux correspondant à la moyenne du continent).

En 2023, les gouvernements se sont montrés particulièrement dynamiques dans trois catégories de réformes juridiques, celles portant sur la rémunération, sur les droits liés à la parentalité et sur la protection des femmes au travail. La quasi-totalité des pays a cependant obtenu des résultats très médiocres dans les deux catégories étudiées cette année pour la première fois, à savoir l’accès aux services de garde d’enfants et la sécurité des femmes.

C’est dans ce dernier domaine que le score mondial est le plus faible (36 sur 100), ce qui signifie que les femmes bénéficient d’à peine un tiers des protections juridiques nécessaires contre la violence domestique, le harcèlement sexuel, le mariage des enfants et le féminicide. Et si 151 économies dans le monde interdisent le harcèlement sexuel sur le lieu de travail, 39 seulement disposent de lois s’appliquant aux espaces publics, ce qui contribue souvent à dissuader les femmes d’utiliser les transports en commun pour se rendre au travail.

La plupart des pays obtiennent également de mauvais résultats en ce qui concerne les législations relatives à la garde des enfants. Par rapport aux hommes, les femmes consacrent en moyenne 2,4 heures de plus par jour à des tâches domestiques non rémunérées, dédiées en grande partie aux enfants. Or, un meilleur accès aux services de garde d’enfants se traduit en général, dans un premier temps, par un point de pourcentage supplémentaire dans le taux d’activité des femmes, cet effet étant plus que multiplié par deux en l’espace de cinq ans. Aujourd’hui, seules 78 économies dans le monde, soit moins de la moitié, fournissent une forme quelconque d’aide financière ou fiscale aux parents de jeunes enfants. Et 62 économies seulement, soit moins d’un tiers, fixent des normes de qualité pour les services de garde d’enfants, ce qui peut avoir un effet dissuasif sur les mères qui souhaitent travailler.

Les femmes se heurtent également à des obstacles importants dans d’autres domaines. Dans celui de l’entrepreneuriat, par exemple, seule une économie sur cinq impose des critères de genre dans les processus de passation des marchés publics, ce qui signifie que les femmes sont largement exclues d’une opportunité économique qui se chiffre globalement à 10 000 milliards de dollars par an. Sur le plan de la rémunération, les femmes gagnent 7,7 dollars quand les hommes en perçoivent 10. Et les inégalités devant la loi se perpétuent jusqu’à la retraite : dans 62 économies, l’âge auquel hommes et femmes peuvent prendre leur retraite n’est pas le même. En outre, si les femmes vivent en général plus longtemps que les hommes, elles perçoivent des pensions de retraite moins élevées et connaissent une plus grande insécurité financière à l’âge de la vieillesse, et ce pour trois raisons : elles gagnent moins que les hommes tout au long de leur vie professionnelle, doivent l’interrompre ou s’absenter lorsqu’elles ont des enfants, et partent à la retraite plus tôt.

« Il est plus urgent que jamais d’accélérer les efforts visant à réformer les lois et à adopter des politiques publiques qui permettent aux femmes de travailler ou de créer et développer leur entreprise, déclare Tea Trumbic, auteure principale du rapport. Aujourd’hui, à peine la moitié des femmes font partie de la population active mondiale, contre près de trois hommes sur quatre. Ce n’est pas seulement injuste, c’est un véritable gâchis. Une plus grande participation des femmes à la vie économique est la condition indispensable pour amplifier leur voix et influer sur des décisions qui les touchent directement. Les pays ne peuvent tout simplement pas se permettre de laisser sur la touche la moitié de leur population. »

Banque Mondiale

SENAFET : Le Comité de Gestion de 5% des revenus pétroliers du Chari Baguirmi fait un don de pages aux femmes

Les activités de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) pour la province du Chari-Barguirmi ont été officiellement lancées hier 1er mars à Gassi dans les locaux du siège du Comité de Gestion de 5% des revenus pétroliers.

La cérémonie de lancement des activités de la SENAFET édition 2024 sous le thème ”la participation des femmes dans les processus électoraux post-transition” a été présidée par le Sultan du Barguirmi Sa Majesté MBANG HADJI HOLLY MAHAMAT, par ailleurs Président du Comité de Gestion de 5% des revenus pétroliers.

Au cours de cette cérémonie, un don constitué de pagnes a été offert aux femmes venues très nombreuses de Mandélia, de Koundoul et bien d’autres localités. Ce don est fait par le Comité de Gestion de 5% des revenus pétroliers.

Dans son discours de circonstance, Sa Majesté MBANG HADJI HOLLY MAHAMAT a déclaré qu’en sa qualité de Sultan du Barguirmi, mais surtout le Président du Comité de Gestion de 5% des revenus pétroliers ”les femmes bénéficieront toujours des revenus pétroliers”.

Il a poursuivi en disant que le Comité de Gestion prend en compte 70% du budget des activités de la SENAFET.

Tchad : Première réunion du Comité technique de l’OPEG

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) conjointement avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), ont initié un projet dénommé Observatoire de la Promotion de l’Égalité et de l’Équité de genre (OPEG) au Tchad.

Ils tiennent ce vendredi 23 février 2024, la première réunion du Comité technique dudit Projet à l’hôtel la Résidence, à N’djaména.

C’est la Ministre d’État, Ministre de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance Amina Priscille Longoh qui a présidé la cérémonie de lancement des travaux.

Il s’agit pour ce projet, de mobiliser des mécanismes institutionnels préconisés par la Politique Nationale Genre, pour permettre aux différents intervenants et acteurs de suivre et de montrer les progrès réalisés en matière des politiques publiques, de prévoir les processus sociaux et de disposer des preuves empiriques sur la situation des femmes.

Pour Elise Kakam, représentante A.I de l’UNFPA au Tchad, le projet d’«Appui à la mise en place d’un Observatoire de la Promotion de l’Égalité et de l’Équité de Genre au Tchad », contribue à donner à l’Observatoire, les moyens de son existence physique et de démarrage de son fonctionnement, et en faisant comprendre l’importance et les enjeux de sa mise place au niveau local et national.

«La Politique National Genre (PNG) vise à débarrasser le Tchad de toutes les formes d’inégalités de genre, de toutes formes de violences, où les hommes et les femmes ont la même chance d’accès et de contrôle des ressources et participent de façon équitable dans les instances de prise de décisions en vue d’un développement durable, » a précisé la Ministre d’État, Ministre de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance Mme Amina Priscille Longoh, en lançant les travaux.

Tchad : La Ministre de l’action sociale reçoit le Représentant-Pays de l’UNICEF

Ce mercredi 17 janvier 2024, la Ministre de l’action sociale, de la Solidarité Nationale et des humanitaires, Fatime Boukar Kossei a reçu 𝗝𝗮𝗰𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗕𝗼𝘆𝗲𝗿, Représentant-Pays de l’UNICEF, en compagnie de Mme Francesia Cazzato, Cheffe de la Protection, et de M. Ahmed Aida, Chef des Urgences et des Opérations de Terrain. 

C’est une rencontre qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération institutionnelle entre le ministère et l’institution onusienne.

«Je tiens à exprimer ma gratitude pour l’engagement actif de l’UNICEF et à rendre hommage à ses bénévoles dévoués en faveur de la cause humanitaire, » a martelé la ministre Fatime Boukar Kossei.

À travers cette rencontre, le ministère a retiré sa demande d’accompagnement pour améliorer les conditions de vie des couches vulnérables, conformément à la volonté du Président de Transition, Général Mahamat Idriss Deby Itno.

Tchad : Le SAC-MNF maintient la suspension de la grève pour 45 jours

Ce jeudi 11 janvier 2024, le Syndicat des Agents Contractuels de la Maison Nationale de la Femme (SAC-MNF) a animé une conférence de presse. L’objectif est de lancer la grève du 20 janvier pour motif de la revendication de la grille salariale et bien d’autres points de revendications.

Pour le Secrétaire Général du Syndicat, Siguide Djintoide, la Maison Nationale de la Femme s’est ”détournée” de son objectif phare qui est l’autonomisation de la femme en devenant un ”fond de commerce” pour certains administrateurs.

Le SAC-MNF cite entre autres, le détournement de la subvention et des recettes pour des activités festives, la mauvaise gestion et le manque de respect envers le personnel, les nominations et recrutements basés sur le clientélisme et népotisme, la non application de la grille salariale selon le décret N°1111 de 2022, les menaces et manipulation du personnel, la gestion opaque de l’administration.

Tous ces ponts évoqués constituent selon Siguide Djintoide, une entrave à la bonne gestion et au bon fonctionnement de l’institution.

«Tous ces éléments nous amènent à nous poser assez de questions si la maison de la femme n’est-elle pas une institution de l’État tchadien au point de ne pas respecter les lois de la République sous le regard impuissant et complice du ministère de tutelle ? » s’indigne Siguide Djintoide.

Le SAC-MNF rappelle tout de même que pour ”respect” à certains Directeurs Techniques de la maison de la femme qui ont pris l’initiative de discuter et d’échanger avec le Syndicat, il maintient sa suspension de grève pour 45 jours avec un mois d’observation à compter de 10 janvier au 25 février 2024 pour des raisons entre autres suivantes : retirer la garde de la recette de la maison de la maison de la femme du DAF, laisser la main aux ressources humaines, suspendre les nominations à des postes de responsabilité verbales, appliquer la grille salariale…

Le syndicat, à travers cette communication demande l’intervention des autorités compétentes d’intervenir afin de solutionner cette crise.

Dépassé ce délai, rappelle-t-il, le syndicat sera dans l’obligation de mener des actions légales pour se faire entendre.

Tchad : Les membres du CONAF apportent leur soutien à la SGG

Quelques jours après sa prise de fonction, la Ministre Secrétaire Générale du Gouvernement Dr Ramatou Mahamat Houtouin, a reçu mercredi 25 octobre 2023, une délégation des femmes membres du Conseil National des Femmes du Tchad (CONAF Tchad).

Elles sont venues féliciter la Ministre pour sa nomination à la tête du département.

Par la même occasion, elles ont exprimé leur soutien et celui du bureau Exécutif du CONAF dont elle est membre.

Tchad : Le SGG présente le projet de Constitution aux femmes

Le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Haliki Choua Mahamat, a lancé officiellement, ce 20 septembre 2023, les travaux de l’atelier de présentation du Projet de Constitution aux femmes.

C’était en présence de la Secrétaire Générale Adjointe du Gouvernement, de la représentante de la Ministre d’Etat, Ministre de la Femme, des responsables des grandes institutions, des conseillères nationales, des représentantes des forces de défense et de sécurité, des départements ministériels et des organisations féminines.

Initié par le Ministre SGG, cet atelier a pour but de présenter le contenu du Projet de Constitution et les principales innovations à l’endroit des femmes.

Durant deux jours, les participantes vont se familiariser sur le contenu et les innovations majeures en faveur de la population tchadienne dudit projet.

SGG

Tchad : La Conseillère stratégique de la Directrice Régionale du PNUD visite la Maison de la Femme

Ce samedi 02 septembre 2023, la Conseillère stratégique de la Directrice Régionale du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), Dr Joy Katekwa a visité la Maison Nationale de la Femme du Tchad.

Elle est allée prendre contact et connaissance des activités de la Maison Nationale de la femme pour une possibilité collaboration dans le domaine de l’autonomisation de la femme.

Après quelques minutes d’échanges avec l’équipe dirigeante, Dr Joy Katekwa a eu droit à une visite guidée par la Directrice Générale de la Maison Nationale, Maimouna Abdelkrim Koulbou.

Très impressionnée par les différentes formations et les activités que mène la Maison Nationale de la Femme en faveur de l’autonomisation des femmes, la Conseillère Stratégique de la Directrice Régionale du PNUD, Dr Joy Katekwa, n’a pas manqué de féliciter l’équipe dirigeante.

Un projet de l’amélioration des capacités des femmes afin de leur permettre d’avoir plus des produits sur le marché interne dans la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF), sera mis en œuvre par le PNUD et le Ministère du Commercesl du Tchad.