17 octobre 2026
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Au cours de sa réunion du 19 novembre 2023 a décidé de clarifier sa position sur les rumeurs persistantes concernant une médiation ou une facilitation conjointe du Président de la République démocratique du CONGO et de la Communauté SANT’ EGIDIO de Rome.

Ayant observé la position de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) dans le problème tchadien, depuis la mise en place de la succession dynastique, en particulier après les massacres du 20 octobre 2022, son accaparement du dossier sur la base du principe de subsidiarité dans le but d’empêcher le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine d’appliquer les sanctions qu’impose l’article 25 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et après avoir eu plusieurs échanges au téléphone avec le Président de la Commission de la CEEAC au mois de décembre 2022, nous avons finalement rejeté cette facilitation qui avait ouvertement pris fait et cause pour la junte tchadienne.

Quant à la Communauté Sant’ Egidio, que nous avons rencontré à plusieurs reprises avant et après la conférence de Doha au Qatar, nous lui avons notifier par écrit les conditions de notre participation à toute discussion dans une lettre datée du 23 mai 2023.

Nous avons affirmé dans cette correspondance que nous ne participerions plus désormais à toute initiative qui ne serait pas inclusive, c’est-à-dire qui ne regrouperait pas tous les acteurs tchadiens de l’opposition au processus et régime de succession dynastique qu’ils soient de la société civile, des partis politiques ou des groupes politico-militaires .

Nous avions par ailleurs insisté pour que la Communauté Sant’ Egidio évite de chercher à nous diviser en approchant séparément les membres du CPCR, mais elle a continué à le faire, nous obligeant désormais à nous séparer de nos compagnons qu’elle n’a cessé de manipuler d’une part, et à lui retirer notre confiance d’autre part, parce qu’en plus, notre correspondance n’a toujours pas reçu de réponse plus de six mois après.

Le CPCR n’est donc concerné ni de près, ni de loin, par les agitations de Kinshasa et Rome.

Le principe de la facilitation ou de la médiation exige que le facilitateur ou le médiateur fasse preuve d’impartialité et de diligence aux parties en conflit. Et chaque partie est libre d’accepter ou non l’intervention préalable du médiateur ou du facilitateur sur ces critères. Et l’histoire du Tchad est riche en enseignements dans ce domaine !

Cependant, nous réaffirmons notre disponibilité conformément à notre offre de paix faite à Rome le 8 mars 2023, dans le cadre d’une rencontre inclusive comme précisée plus haut, contrairement à la démarche du régime qui cherche des ralliements par parties (individus ou groupes) qui acceptent de figurer dans le scénario de mise en place de la procession clanique et dont le prochain « référendum constitutionnel » fait partie du script.

Fait le 2 décembre 2023 

Le porte-parole du CPCR Adoum Yagoub